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Cathédrale de El Salvador de Santo Domingo de la Calzada


La Cathédrale de El Salvador, érigée sur une première église, a été construite en 1105 et sacrée une année plus tard.

Elle a ensuite été Collégiale, en 1158, puis Cathédrale en 1232, étant le siège de l'évêché de Calahorra-La Calzada. C'est l'un des meilleurs exemples espagnols de l'architecture protogothique.

On y trouve différents styles architecturaux comme le gothique, le baroque et le roman.


Construite en pierre de taille, elle est organisée comme une église de pèlerinage, avec plan en croix latine. Elle comporte trois nefs, des chapelles entre les contreforts, double transept, chour octogonal à cinq colonnes, et déambulatoire avec chapelles. L'abside conserve une chapelle circulaire qui correspond au plus pur style roman, et qui est des rares vestiges qui ont survécu au premier temple. Elle a aussi un chour bas, une sacristie de 1602 et un cloître du XIVº siècle. Le portail principal s'ouvre sur le sud, et est composée de trois corps.

À l'intérieur du temple se trouve le tombeau de Santo Domingo, dans le couloir du transept, à côté de l'épître et en face du poulailler (qui contient un coq et une poule vivants, qui rappellent le miracle du Chemin de Saint-Jacques). Sous le tombeau se trouve une crypte avec des reliefs encastrés de San Juan Evangelista et plusieurs autres ouvres, allant du XIIIº au XVº siècle. La Cathédrale possède également une tour de 70 mètres de haut, qui a la particularité d'être séparée de la cathédrale.

De l'intérieur de l'église, on remarque le retable majeur, de neuf mètres de large sur treize de haut, l'un des joyaux de la sculpture espagnole. Actuellement, ce merveilleux retable n'est pas dans son lieu d'origine. Après sa restauration dans les années quatre-vingt dix, il a été décidé de la placer dans le couloir Nord du transept, pour pouvoir apprécier les éléments romans du Sanctuaire. La restauration du retable a permis de mettre à jour d'excellents reliefs et chapiteaux du XIIº siècle, qui étaient restés cachés derrière depuis plus de quatre siècles.

Entre autres, un relief de David, représenté en roi chanteur. La restauration a également laissé à découvert la décoration des pilastres qui forment le Sanctuaire, où l'on observe des motifs végétaux et des représentations historiées des saints évangéliques comme un "Arbre de Jesé" (un nard), sur lequel on trouve la figure de la Vierge marie, un Labarum et une trinité. Ces symboles sont complétés par les chapiteaux des Vierges Prudentes (avec leurs lampes allumées vers le haut) et les Vierges Sottes, avec leurs lampes vers le bas, éteintes) et les 24 Anciens de l'Apocalypse.