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Santo Domingo de la Calzada est une ville qui, depuis son nom et jusqu'à l'origine de sa fondation, est étroitement liée au Chemin de Saint- Jacques de Compostelle. La richesse culturelle et le caractère de la ville proviennent de l'héritage d'un passé médiéval de légendes et de traditions et au passage de millions de personnes de toutes nationalités qui traversent ses terres en direction de Saint-Jacques de Compostelle.

Le Chemin de Saint-Jacques de Compostelle passait déjà par là alors que le village n'existait pas encore. Il n'y avait qu'une forêt de hêtres dans laquelle se retira en tant qu'ermite Santo Domingo. Souhaitant aider les milliers de pèlerins qui marchaient jusqu'à Saint-Jacques de Compostelle, il décida de tracer un chemin vers un petit temple pour prier, un hôpital et un pont pour traverser la tumultueuse rivière Oja. Sur sa tombe on conserve encore aujourd'hui comme relique une faucille qui, selon la tradition, fut celle que le Saint utilisa pour couper les hêtres.

La ville est encore aujourd'hui extrêmement orientée vers le Chemin de Saint-Jacques de Compostelle. Des millions de pèlerins ont traversé ces terres et tous ont trouvé à Santo Domingo une ville préparée pour les accueillir, avec des hébergements et des services adaptés à leurs besoins, y compris deux Paradores Nationaux. Dans le Centre d'interprétation du Chemin de Saint-Jacques de Compostelle, les visiteurs peuvent « sentir » l'esprit de la route jacquaire grâce à son exposition interactive.

Santo Domingo est la ville des légendes par excellence. La plus connue de toutes est celle du coq et de la poule expliquant pourquoi il existe dans la cathédrale un poulailler dans lequel vit un couple de gallinacés. Selon cette légende, un couple allemand et leur fils se rendaient en pèlerinage à Saint- Jacques de Compostelle. En arrivant à Santo Domingo, ils dormirent dans une auberge. La fille de l'aubergiste tomba amoureuse du jeune homme mais ce dernier la repoussa. L'éconduite décida alors de se venger en cachant une coupe en argent dans l'équipage du pèlerin. Lorsque celui-ci quitta la ville, la jeune fille dénonça le vol. Le jeune homme fut fouillé et la coupe fut retrouvée dans ses affaires. Il fut alors accusé de vol et condamné à être pendu. Ses parents poursuivirent leur pèlerinage et, de retour à Santo Domingo, ils s'aperçurent que leur fils était toujours en vie sur la potence, soutenu par le Saint. Ils s'empressèrent alors d'aller raconter tout cela au corrégidor de la ville, mais ce dernier,  ceptique, déclara que le jeune était « aussi vivant que le coq et la poule qui étaient dans son assiette ». À cet instant, les galli acés se remplumèrent et ressuscitèrent, attestant du prodigieux miracle. C'est de là que vient le proverbe qui dit : « Santo Domingo de  a Calzada, où la poule a chanté après avoir été cuisinée. »

Depuis 1993, Santo Domingo de La Calzada est jumelée avec la ville allemande de Winnenden, elle aussi liée à cette légende. À Winnenden un retable illustre, taillé dans le bois, le miracle du pèlerin injustement pendu que la tradition situe à Santo Domingo de La Calzada.

Le pont construit par le Saint aurait également été le théâtre d'une légende, la légende de la roue : « Un pèlerin qui dormait à l'entrée du pont fut écrasé par un charriot transportant des pierres et trainé par deux taureaux emballés. Le Saint serait intervenu pour lui rendre la vie. »

Un autre miracle célèbre du Saint est celui de la faucille, avec laquelle on dit qu'il abattit toute une forêt de hêtres. « Le Saint demanda aux habitants du village s'ils acceptaient de le laisser couper tous les arbres qu'il pouvait avec une simple faucille. Les habitants, amusés, le lui permirent.

Mais quelle ne fut pas leur surprise en voyant la facilité avec laquelle cette faucille miraculeuse abattait les arbres. » Cette faucille se trouve sur la tombe du Saint. En août, on célèbre dans la ville une représentation théâtrale intitulée « Les Miracles du Saint ».