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La ville fut fondée en l'an 68 de l'ère chrétienne. Son nom vient du latin legio en relation avec la legio VII Gemina, légion romaine qui prit place dans l'actuel emprise de la ville afin d'assurer le contrôle et la sécurité du transport de l'or extrait de la province, spécialement à Las Médulas.

Un des centurions, saint Marcel, aurait été martyrisé à Tanger au iiie siècle avec sa femme et ses fils. León fut prise ensuite par les Wisigoths.

Elle fut conquise par les musulmans en 712. Désertée à la suite de l'invasion musulmane en 717, la ville garda néanmoins le nom de Legionis, qui donna León.

Vers 846, un groupe de mozárabes (chrétiens alors sous domination musulmane) tenta de reconquérir la ville, mais une attaque musulmane mit fin à cette initiative.

En 856, sous le règne d'Ordoño Ier d'Oviedo, une tentative de reconquête eut lieu, avec succès cette fois, et, plus tard, le roi Ordoño II en fit la capitale du royaume asturléonais en 914.

Au xe siècle, sous le règne d'Alphonse III le Grand, avec l'expansion du territoire, le roi asturien et ses descendants bâtirent les murailles sur les ruines de fortifications romaines. León devint un royaume chrétien indépendant vers 910, lorsque les Asturies furent partagées entre les trois fils d'Alphonse III, après l'abdication de ce dernier.

Pillée par Almanzor vers 987, elle fut reconstruite et repeuplée par Alphonse V de León qui lui accorda la prérogative de 1017, ce qui permit, joint au courant de personnes, de cultures, d'arts et d'idées apporté par le chemin de Saint-Jacques de Compostelle, la croissance et la divertification de la vie économique de la ville. De ce fait, des quartiers artisanaux et commerçants apparurent, dès le xiiie siècle, et prirent part au gouvernement municipal.

Un document royal du xie siècle cite la juderia de Puente Castro. L’aljamia, la communauté juive se trouvait en effet sur le coteau voisin. Elle fut supprimée au xiie siècle.

Durant le bas Moyen Âge, la ville dut sa période de prospérité à l'élevage. Son déclin démographique et économique débuta au xvie siècle et perdurera jusqu'au xixe siècle. En juillet 1936, elle rallia le soulèvement nationaliste contre la république.

À VOIR :

- La Cathédrale. Edifiée au XIIIe siècle dans le plus pur style gothique, sur les fondations de thermes romains  et du palais royal d’Ordoño II. On remarque ses 125 grandes fenêtres et ses 1 900 mètres carrés de vitraux. Son choeur possède 76 sièges réalisés en noyer au XVe siècle. L’entrée au Musée permet de voir le Cloître du XVIe siècle.

- Basilique Royale de San Isidoro. Le nom « Royale », elle le tient de la main de Fernando I, et le vocable, de San Isidoro de Séville. Le Panthéon des Rois abrite les restes d’au moins 23 monarques de León et possède des voûtes décorées vers l’an 1 160 connues sous le nom de Chapelle Sixtine de l’art roman. Son Musée et la bibliothèque sont intéressants.

- « Casa Botines ».Imaginée et dirigée en 1 891 par l’architecte catalan Antonio Gaudí.

- San Marcos. Actuel « Parador Nacional » (hôtel de luxe géré par l’Etat), il a été un Hôpital de pèlerins au XIIe siècle et par la suite a été cédé aux chevaliers de l’Ordre de saint Jacques. Au XVIe siècle, il a été détruit et reconstruit. Il possède une monumentale façade plateresque. Son église est de style gothique.

- Église de Santa Ana. Premier temple de la ville à l’entrée dans León, avant de pénétrer dans la rue Barahona.

- Église « del Mercado ». Edifiée au XIIe siècle sur la place de Santa María del Camino, également connue sous le nom de place « del Grano » (du grain).

- Les remparts. Enceinte médiévale qui conserve en bon état le tronçon situé entre la cathédrale et la basilique de San Isidoro.