EUNATE ET OLCOZ. UN INQUIÉTANT JEU DE MIROIRSSuggestive légende - chargée de références mythologiques - racontée par les villageois. L'histoire remonte au début des travaux de l'Église Sainte-Marie. Pour un motif non-précisé, le maître tailleur de pierres (moine membre de la communauté), chargé de tailler le portail, doit s'absenter. Lire la suite : EUNATE ET OLCOZ. UN INQUIÉTANT JEU DE MIROIRS VILLAMAYOR DE MONJARDÍNLorsque Charlemagne, qui avance vers le sud sur le Chemin de Saint-Jacques, arrive à proximité du mont Garzini (Monjardín), il doit affronter les troupes d'un Chef militaire navarrais, Furro ou Furré. Avant d'entrer en combat, il prie à Dieu de lui révéler le nom des soldats qui périront dans la bataille et le ciel répond à sa demande en marquant d'une croix rouge les armes de cent cinquante guerriers francs. SANTO DOMINGO DE LA CALZADA, DONDE CANTÓ LA GALLINA DESPUÉS DE ASADA (où a poule chanta, rôtie sur le plat)Depuis des siècles, un beau poulailler gothique à l'intérieur de la Cathédrale abrite une poule et un coq vivants, en souvenir du célèbre miracle qu'Aymeric Picaud situe à Toulouse au début du XVe siècle et que l'historien Huidobro narre ainsi : « Un couple d'Allemands, de Santu, près de Wesel et Res, dans l'Archevêché de Cologne, décident, en vertu d'une promesse, de se rendre en pèlerinage à Compostelle, accompagnés de leur jeune fils. Ils font une halte à Santo Domingo, étape du Chemin, et prient avec grande dévotion devant le glorieux sépulcre de l'église, renommé pour ses nombreux miracles. Fatigués par le voyage, ils se rendent dans une auberge, où ils restent deux jours. La fille de l'aubergiste tombe amoureuse du jeune homme, mais ce dernier repousse ses avances. Pour se venger, elle glisse, pendant son sommeil, une tasse en argent dans le bagage du jeune pèlerin, pour l'accuser postérieurement du vol. » EL BIERZO MAGIQUE. LE SECRET DES TEMPLIERSAu pied du col se dresse Molinaseca, avec son sanctuaire de la Virgen de las Angustias (Vierge des Angoisses) à l'entrée. On raconte que les paysans, quand ils passaient par la ville, avaient l'habitude d'arracher un éclat de bois de la porte à l'aller et d'y jeter les outils, avec lesquels ils avaient travaillé, au retour. Plus tard, les pèlerins les imitèrent, en emportant comme souvenir une esquille de la porte. Après avoir traversé le pont, on pénètre dans la longue Calle Real (rue Royale), flanquée par de belles maisons à blasons, munie d'une trappe, qui, ouverte, permettait à l'eau du fleuve de s'écouler à travers la rue empierrée, pour la nettoyer. Ce système médiéval, qui existait également à Puente la Reina de Navarre, est encore utilisé à Molinaseca le 15 août, dernier jour des fêtes patronales. L'église paroissiale est consacrée à Saint-Nicolas. LA PIEUSE LÉGENDE DE SAN GUILLÉN ET SANTA FELICIAAprès avoir quitté Eunate, le Chemin longe le village d'Obanos, où il faut mentionner la légende de Guilhem et Félicie. Félicie et son frère Guilhem - successeur du puissant Duché d'Aquitaine - mènent une vie aisée et confortable dans leur imposant palais. Un jour, Félicie décide de faire le pèlerinage à Compostelle, selon la tradition familiale, sur les pas de Guillaume X, qui mourut à Saint-Jacques-de-Compostelle le 9 avril - Vendredi Saint - de l'an 1137. Lire la suite : LA PIEUSE LÉGENDE DE SAN GUILLÉN ET SANTA FELICIA VIANA Y CÉSAR BORGIACésar Borgia, cuya biografía tanto interesó a Nicolás Maquiavelo, y cuya aureola aventurera y libertina desbordó todas las fronteras, une su nombre al de Navarra desde 1491 cuando, a sus 16 años, es nombrado obispo de Pamplona. Destinado a ser Papa (o César), ocupa su vida entre el estudio, los lances de fortuna y la diplomacia vaticana. Es príncipe. Guerrero. A los 19 años, cardenal. A los 22, generalísimo de los ejércitos de la Iglesia. A los 24 años (1499) se casa, en Blois con Carlota d´Albret. LES MONTS DE OCA (de l'Oie)Le nom de Oca (Oie) qui désigne ces montagnes est lié au symbole utilisé par les constructeurs médiévaux, la patte d'oie, de même qu'au mythique animal. On le retrouve constamment tout au long du Chemin. D'aucuns affirment que le populaire Jeu de l'Oie, avec sa séquence d'oies et de ponts et sa forme de labyrinthe, est une répétition schématique du Chemin de Compostelle, que les tailleurs de pierres, ses inventeurs, auraient diffusé. COMPOSTELLELa Cathédrale de Saint-Jacques présente, tant dans son tracé que dans son plan, toute une série de caractéristiques particulières du genre romanesque, qui s'inscrivent dans le dénommé « Art des Pèlerinages » : églises ou basiliques de grandes dimensions, nef centrale couverte d'une voûte en berceau, vaste transept doté de collatéraux et de tribunes et, comme élément architectural révolutionnaire, un chevet à déambulatoire entouré d'une ceinture de chapelles rayonnantes, appelé carole. Cette structure facilite la circulation à l'intérieur de l'édifice, sans entraver les fonctions liturgiques et permet d'accéder aisément aux différentes reliques conservées dans les chapelles de la carole. Avec, de plus, leur triforium, ouvrant sur le vaisseau principal par une suite d'arcades, qui font le tour de la cathédrale. Au moins cinq églises reproduisent ce modèle : Saint-Martin de Tours, Saint-Martial de Limoges, Saint-Sernin de Toulouse, Sainte-Foy de Conques et, la plus parfaite de toutes : Saint-Jacques de Compostelle. CHARLEMAGNE. RONCEVAUX. ROLANDLe 15 août 778, l'arrière-garde de l'armée carolingienne - au retour d'une expédition à Saragosse et après avoir démantelé les murailles de Pampelune - est attaquée et battue par les Vascons dans les défilés de Roncevaux. Cet évènement (la première défaite du grand Charlemagne) émeut la nation franche. Postérieurement altérée, mythifiée et transformée en poème épique par la Chanson de Roland, cette défaite est devenue l'une des légendes les plus populaires d'Occident. Cette chanson de geste relate que Charlemagne, dans l'attente de la reddition de Saragosse, reçoit la visite des émissaires du Roi de la ville, Marsil, porteurs d'un message de paix. En réponse, il envoie Ganelon, beau-père de Roldan, comme intermédiaire. Mais ce dernier, entraîné par la haine qu'il porte à Roldan, s'entend avec les Musulmans pour trahir Charlemagne et se venger de son beau-fils. LES CENT DONZELLESLa légende raconte que, à l'époque du mythique Roi Mauregato, les conquérants Sarrasins imposèrent aux Chrétiens l'obligation de leur remettre chaque année, comme tribut, cent donzelles. EL MONASTÈRE DE SAN ANTÓN (Saint-Antoine). LE MYSTÉRIEUX ORDRE DES ANTONINSLes citoyens du Nord et du Centre de l'Europe, atteints par le cruel et endémique « feu de Saint-Antoine » (« mal des ardents »), se rendent en pèlerinage à Compostelle. Sur le chemin, ils demandent aux moines antonins de soulager la douleur de leurs extrémités gangrenées, en les touchant de leur crosse en forme de tau. Les moines antonins leur remettent un petit scapulaire, qu'ils appellent Tau, et leur offrent le pain et le vin, bénis, selon le rituel antonien, par la crosse abbatiale (l'Abbé du monastère). Parfois, ils leur remettent également les clochettes bénies du Saint avec la Croix de Saint-Antoine. Et ils guérissent ainsi, progressivement, et arrivent parfaitement sains à Saint-Jacques de Compostelle. Mais, de retour dans leur pays d'origine, la maladie réapparaît (à la suite, probablement, d'un pêché commis) et un nouveau pèlerinage s'impose, couronné d'une autre infaillible guérison. Lire la suite : EL MONASTÈRE DE SAN ANTÓN (Saint-Antoine). LE MYSTÉRIEUX ORDRE DES ANTONINS Curiosité
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Les miracles du Chemin
Les pèlerins dans la Cathédrale
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